Electric Flag : A Long Time Comin

Résultat de recherche d'images pour "electric flag a long time comin"

Nous sommes en 1967, au festival musical de Monterey. Devenue mythique, l’événement voit passer un Hendrix qui revient de son exil en Angleterre, et le big brother de Janis Joplin. Big Brother vient de sortir « cheap trill », qui à séduit le célèbre manager Albert Grossman, grâce à la prestation impressionnante de Janis Joplin sur Balls and chains. Et puis il y’a les who qui, fort de leurs succès en Angleterre, sont venues poursuivre la british invasion commencée par les Beatles.

 

Formé peut de temps auparavant, electric flag n’en mène pas large. Seul membre célèbre du combo, Mike Bloomfield fut adoubé par Bob Dylan quelques mois auparavant. C’est sa guitare que l’on entend sur « Highway 61 revisited », le second album électrique du barde.

Il a aussi montré la voie à toute une nouvelle génération lorsque, fasciné par les visions procurées par le LSD, il a commencé à ajouter une touche planante au blues rock du Paul Butterfield Blues Band. Immortalisé sur l’album « east west », le résultat est une révélation lorsque le groupe vient promouvoir ce dernier album en Californie. Dans le public, le grateful dead, jefferson airplane et autres quicksilver messenger service prennent des notes.

Initiateur d’une scène Californienne, guitar hero reconnue, Bloomfield est en 1967 ce qu’Hendrix sera bientôt, un symbole de son époque. C’est aussi un musicien anxieux, et les prestations de ses illustres contemporains ne font rien pour le rassurer. Janis Joplin effectue sa meilleure prestation, pendant que Hendrix annonce le début de son règne, via une version épique de « Hey Joe ».

La prestation qu’electric flag effectue ce jour la est bonne, mais ne peut pas faire oublier la naissance de deux géants du siècle. Bloomfield en est largement conscient et, pour soulager ses insomnies, il ce réfugie dans la drogue.

Electric flag parvient tous de même à enregistrer des titres qui, au départ, devaient figurer sur un film écrit par Jack Nicholson avec Peter Fonda dans le rôle principal. Premier incursion de Fonda dans l’univers psychédélique, le film lui a sans doute donné des idées lors de la réalisation d’easy rider,LE film culte de la culture rock.

Mais surtout, le travail d’electric flag sur la bande son de « the trip » donnera naissance à un album tristement oublié : « a long time comin ».

Plus qu’un album de blues, « a long time comin » est une déclaration d’amour faite à la musique des années 60. Le groupe a d’abord bénéficié du rapide passage de Mickael Fonfara, ex guitariste du groupe jazz rock « blood sweat and tears », qui ce fait rapidement congédier à cause de ses problèmes de drogue. Il aura tous de même eu le temps de donner au groupe une orientation jazzy, que le groupe perpétue en intégrant un saxophoniste, et un autre guitariste à la sensibilité jazz.

Mais, sa spécificité, le groupe la doit d’abord à Buddy Miles, qui embarque sa musique dans des rythmes plus funky. « a long time comin » sort donc en 1967 mais, rongé par ses angoisses, Mickael Bloomfield quitte le groupe juste après sa sortie.

Résultat, quant la critique vente les mérite de cette musique hybride, le groupe est déjà dans une situation critique. Cela explique sans doute que, malgré l’originalité de ses composition, « a long time coming » ne c’est pas inscrit dans la lignée des grandes innovations musicale de son époque.

Buddy Miles essaiera bien de maintenir le navire à flot mais, privé du rythm n blues flamboyant de son leader, le groupe ce désagrège dans de longue batailles d’égaux. La richesse musicale, qui faisait la force du groupe, le mène désormais à sa perte. Chaque musicien à son idée de la façon dont doit sonner le groupe et compte bien la défendre.

Un second album sort tous de même en 1968, mais son petit succès n’empêchera pas l’inévitable. L’electric flag s’évapore donc aussi vite qu’il était apparue, Bloomfield renforce sa légende en participant à l’album super session , et Buddy Miles revient à un funk plus pure avec le Buddy Miles Express. Quelque mois plus tard, Miles célèbre le funk avec un Hendrix en quête de nouvelles sensations sur le live « band of gypsis ».

Fruit d’un parcours météorique, « a long time comin » est un album de haute volé, une célébration de la folle créativité des années 60. Malgré le gâchis que représente sa fin brutale, « electric flag » aura au moins laissé derrière lui cette pépite incontournable.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s