Frank Zappa: Sheik Yerbouti

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« one size fits all » est à l’origine d’un virage radical pour Frank Zappa. Nous somme en 1975, et le moustachue vient de balancer ses deux plus gros succès commerciaux, « overnight sensation » et « apostrophe ». Même si ces disc n’atteignait pas les sommets auxquelles led zeppelin et autres pointures étaient habitués, leurs discs d’ors sonne comme la récompense d’une carrière impressionnante.

Ces albums était le fruit d’une redécouverte, celle du Jazz, ré exploré avec son ami Beefheart, lors des sessions de « trout mask replica ». Ces sessions lui ont aussi permis de reprendre contact avec le rythm n blues, autre passion des deux musiciens.

Il n’est donc pas étonnant que, contraint de jouer avec un groupe réduit de six musiciens, Zappa retourne s’inspirer des riffs qui déclenchèrent ses premier émois musicaux. « one size feets all » est une sorte d’aboutissement, la rencontre entre l’attractivité du rythm n blues et l’exigence musicale de Zappa. Les compositions sont aussi abordable qu’ambitieuse, un sommet artistique et une petite réussite commerciale.

Alors, il décide de descendre dans l’arène, sortant la grosse guitare pour réclamer sa place dans l’eldorado du rock. Le résultat sort en 1976, et ce nomme « zoot allure », un disc irrésistiblement rock n roll, ou Zappa semble affronter les hardos à grand coup de solos tonitruants.

Le résultat commercial sera encore mitigé, et on ne l’y reprendra plus pendant 6 ans. Pendant ce temps, il renoue avec ses ambitions avant gardistes, préparant un opéra rock qui finira par avorter. Il écrit aussi des morceaux destinés à sortir sous forme de coffret, mais que sa maison de disque fait paraitre sur un album aussi anecdotique qu’oublié.

S’en suit un conflit entre la major et le compositeur, qui le mène à claquer la porte pour signer chez Columbia. Celle-ci lui à promis une liberté artistique total et, après ces récentes déconvenues, Zappa compte bien profiter de ce label prestigieux pour obtenir le succès qu’il mérite.

Il reprend donc des titres joués en concert, et les retravailles pour leurs donner la perfection que permet les studios modernes. Ce procédé, allié au clavier dont Zappa c’est doté récemment, entre parfaitement dans les mœurs d’une époque qui ne va pas tarder à déifier la pop.

Et « sheik yerboutis » est en effet l’album le plus pop de Zappa. Conscient de ce virage plus commercial, la pochette le représente grimé en prince arabe. Cette fois si le héros de l’underground américain semble avoir trouvé sont gisement de pétrole.

La production très propre fait la part belle à ses chorus de guitare, les claviers apporte une touche mélodique entrainante, et les textes ironiques de Zappa ajoutent à l’apparente légèreté de l’ensemble. L’amateur d’expérimentation Zappaient restera rapidement sur sa fin, l’accessibilité de l’album ayant tendance à lasser les oreilles avides de nouvelles sensations.

Zappa ne perd pourtant pas son identité, et le coté drôle et léger des textes étaient déjà présents sur les albums précèdent. De même, l’homme n’a rien perdu de sa verve, qu’il déverse via une imitation particulièrement réussit de Dylan, et quelques attaques envers ce business, qui c’est permis de défigurer son œuvre quelques mois plus tôt.

Au bout du compte, le résultat sera bien son album le plus vendus, même si on est encore loin des records de ventes. C’est aussi la meilleurs porte d’entré dans l’univers Zappaien. Il permettra au néophytes de s’acclimater en douceur à l’univers foisonnant de celui qui était aussi un grand guitariste.

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