Inglorious : Inglorious

On le croyait mort, sacrifié sur l’autel de la modernité toute puissante, mais ses racines furent assez solides pour survivre aux assauts de la médiocrité pop. Je veux bien sure parler du blues, que certain pops rockers rétrogrades auraient voulut condamner à l’obsolescence.Malheureusement, ils n’avaient pas compris que celui-ci ne pouvait mourir. Le blues c’est le crie viscérale des travailleurs des chants de coton du Mississipi, la base de la culture d’une jeunesse blanche fasciné par la culture noire.

Chaque génération n’aura fait que le réinterpréter, des premier rocker à led zeppelin, et même Zappa et captain beefheart , tous vouaient un culte au blues. Que ce soit à coté d’autre mouvement, comme le prog ou le heavy metal, ou grâce aux exploits d’un petit génie, il fut toujours présent dans notre culture.

Aujourd’hui, sa présence est plus visible, et il suffit de passer quelques minutes chez un vendeur de disc pour ce rendre compte de sa suprématie. La, sur ces étales que l’on dit désert, Bonamassa , Blackberry Smoke, et autres palace of the king, ce partagent les têtes de gondoles.

On peut dire que le retour au vinyle, et la pléiade de rééditions qu’il a engendré, ont favorisé ce retour, en permettant à une nouvelle génération de découvrir ce patrimoine. En réalité tout cela était écrit d’avance. Le rock des seventies était conscient de ses racines blues et, comme le disait Churchill « plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ».
Et bien ce futur, nous y sommes !

On ne s’étonnera donc pas, à l’écoute de ce premier album des anglais d’inglorious , de redécouvrir ce blues rock chère aux hardos des années 70. En fait, c’est surtout du coté du hard rock lyrique de whitesnake que penche inglorious.

Cette ressemblance est autant due à la voie plaintive de Nathan James, qu’aux mélodies lumineuses développées par la guitare. Il est vrai que le groupe multiplie les références, passant d’une ballade sensible digne de Slash (bleed for you) , aux riffs pachydermiques et zeppelinien de « girl got a gun », mais l’ombre du serpent blanc plane sur chaque composition. On saura pourtant qualifier cette musique d’oportuniste.

Loin d’être un débutant dans le milieu du rock, Nathan James fut notamment adoubé par Uli John Roth, avec lequel il eu l’occasion de travailler. Profitant des contacts accumulés lors de cette période initiatique, il a écrit les morceaux qui composent « inglorious » en collaboration avec d’ex musicien d’Alice Cooper et de Whitesnake.

Servit par une production massive et puissante, le résultat est d’une solidité exemplaire. Inglorious est un premier essai puissant, une orgie de riffs jubilatoire avec, en toile de fond, ce putain de blues qui n’est pas encore prêt à mourir.

 

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