Frank Zappa : Hot Rats

L’histoire de Zappa commence lorsque, pendant l’adolescence, il feuillette les magazines musicaux abandonné négligemment par ses parents. C’est la que, pour la première fois, il lit une critique d’un album du compositeur Edgard Varése.Outré par « ces percusion dissonante », le journaliste qualifie la musique du compositeur de « pire musique au monde ». Mais Zappa a l’esprit tordue, et cette avertissement vas le pousser à explorer l’œuvre de Varèse.

Plus tard, lors de son cursus universitaire, il découvre le rythm n blues, et l’influence de Johnny Watson le pousse à jouer de la guitare dans des formations éphémères. Déçue par ces multiples échecs, Zappa abandonne durant plusieurs mois.

Son second souffle viendra du septième art. Connue pour son apparition dans « les sentiers de la gloire », Timothy Carey contacte le jeune guitariste afin qu’il compose la bande son du film qu’il souhaite réaliser.

Qualifié par Scorcese de « meilleur film rock de tous les temps », « the word greatest sinner » fera tout de même un bide. Mais qu’importe, Zappa a retrouver le courage de ce vouer entièrement à sa musique.

Ayant retrouvé l’envie de jouer, il multiplie les projets, rencontre les futures membres des mother of invention, et produit avec son amie Beefheart la bande son d’un film qu’il ne parviendra jamais à produire.

L’argent ne rentre pas et, pour survivre et payer son loyer, Zappa doit souvent effectuer des petits boulots. Cette période est toutefois formatrice et, après avoir renommer son groupe the mother , sa musique parodique obtient enfin un petit succès dans les bars ou le groupe ce produit.

Ce succès incite le groupe à amplifier son extravagance, qui finit par séduire le responsable de Verve. Du premier velvet aux débuts de Bob Dylan, la maison de disc sortira une poigné d’album aujourd’hui salué comme des chefs d’œuvres.

Requinqué par cette rencontre, Zappa et ses mother sortent freak out. Ce disc aurait pue être le premier double album de l’histoire, si la maison de disc, effrayé par ses bizarreries, n’avait pas mis si longtemps à le sortir.

Pensant avoir signé un groupe de rythm n blues un peu loufoque, Verve ce retrouve avec une secte dirigé par un moustachu fou, qui ridiculise le rock psychédélique. Macca saluera tous de même l’inventivité du compositeur, en affirmant que « freak out » a inspiré les Beatles lors de l’enregistrement de sergent pepper.

Mais son producteur ne comprend pas cette musique folle, et passe de plus en plus de temps au téléphone. Agacer par ce manque d’investissement, Zappa décide de produire lui-même l’album, une habitude qu’il conservera tout au long de sa carrière.

C’est ainsi que sortent « absolutely free » et « we’re only in it for the money ». Mais surtout, Zappa ce lance en solo avec « lumpy gravy ». Dans le même temps, il approfondie sa connaissance du Jazz et du blues grâce aux conseils avisés de Captain Beefheart.

Voulant utiliser cette nouvelle influence sur son prochain album, Zappa profite des plainte de ses musiciens pour les virer. Celons-lui, ils n’étaient pas assez bons pour s’adapter aux exigences du Jazz rock qu’il voulait créer.
En plus de changer ses musiciens, il change de méthode de travail. Finit les partition bien réglé, que le groupe suit à la lettre, Zappa veut désormais laisser s’exprimer son imagination via de longs instrumentaux improvisés.

De ses improvisations naissent cinq compositions, ou le rock expérimental accouche d’un nouveau free jazz. Reniant le coté parodique des mother , pour produire une musique plus virtuose , Zappa multiplie les solos de guitares alambiqués.

Sortie en 1969 , « hot rats » s’inscrit dans la série de chef d’œuvre jazz rock de son époque. Quelques mois plus tard , Miles Davis criera son admiration envers Hendrix via l’album «bitche brew », soft machine ce lancera dans un jazz rock progressif, qui donnera naissance à toute une scène , et king crimson sortira l’énorme « in the court of the crimson king ».

Plus largement, avec hot rats, Zappa donne sa version d’un rock qui à désormais tendance à ce complexifier.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s