Captain Beefheart : Trout Mask Replica

L’université de Landcaster fut, dans les années 50, le théatre d’une rencontre décisive entre les plus grands savants fou du rock. C’est la bas que, peut intéressé par les cours, Zappa passe ses journée à écouter des classiques du rythm n blues avec un certain Don Van Vliet.

Ces écoutes décideront du début de carrière des deux hommes et, alors que Zappa commence à jouer dans quelques groupes locaux, Van Vliet se renomme Captain Beefheart. Après avoir monté la première version de son « magic band », Beefheart sort son premier album en 1966.

Mais, à une époque de créativité débridée, « safe as milk » est trop proche du blues traditionnel pour attirer l’oreille du publique. Après un second album aux ventes catastrophiques, le groupe est largué par sa maison de disc.

C’est à ce moment que Zappa, qui produit déjà ses albums, décide de supervisé l’enregistrement du prochain album de son ami. Il entre rapidement dans un monde fou, dirigé d’une main de maitre par le capitaine cœur de bœuf.

Sous l’influence du LSD, celui-ci décrète qu’il est un extra terrestre, et refuse toutes les suggestions de ses musiciens. Réduit au rôle d’exécutant, ceux-ci sont forcés de répéter douze heures par jours. En cas de rébellion, le chanteur enfermait le musicien rebelle dans un tonneau, d’où il ne sortait qu’après plusieurs heures.

Il est aussi interdit de quitter la maison communautaire, le magic band est désormais une secte hippie asservie par la folie de son leader. Enregistré en cinq heures, ce « trout mask replica » est un des albums les plus compliqués et fascinant que le rock ait engendré.

Beefheart écris des textes dadaïstes et décalés, qu’il déclame d’une voie grave et absurde. Musicalement, « trout mask repliqua » déstructure toutes ses influences à grand coup de jams folles. Du blues au free jazz, en passant par le rock, tout est déformé à grand coups de rythmes instables, qui feront le cauchemar des critiques.

Bien sur la première écoute est compliqué, mais l’album a un charme expérimental qui incite l’auditeur à y revenir plusieurs fois. Lors de chaque écoutes, la folie des compositions lui donneront l’impression de le redécouvrir à chaque fois, comme si chaque écoute était la première.

Cette singularité est d’autant plus forte que « trout mask replica » ne peut être comparé à rien de ce qui a été fait avant et après lui, son originalité est unique. On a affaire à une œuvre définitive, que personne n’a jamais sue reproduire ou même approcher.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s