Jack White : Boarding house reach

Il est déjà loin le temps ou Jack White représentait le renouveau de la brutalité du rock de Détroit. Déjà à l’époque des whites stripes , le guitariste avait rangé sa guitare, pour partir dans quelques expérimentations plus ou moins réussit.

Fruit de cette excentricité, « get behind me satan » ne restera pas dans les annales , malgré quelques franches réussites. Plus discrètement, Jack White a toujours glissé quelques fantaisies dans ses albums. Du blues sombre et synthétique des dead weather, à certaines mélodies minimalistes des whites stripes , Jack White est bien plus qu’un simple guitar hero.

Sortie en 2012, « blunderbuss », son premier album solo, ne faisait qu’affirmer ses qualités de compositeur. Plus radical, « lazaretto » mélangeait le rock, le hip hop et la country afin de trouver une porte de sortie à un rock devenue statique.

Le résultat avait déjà des aires de sommet artistique, mais ce « boarding house reach » pousse le bouchon encore plus loin. Cette radicalité lui vaut déjà les foudres de certains, au point que les inrocks lui ont offert le titre honorifique de « pire album de la semaine ».

Mais laissons-les faire l’inventaire des rappeurs bas de gammes, sous prétexte que le rock n’est plus à la mode. Mode qui est, pour reprendre les mots d’Orson Wells, « l’expression de la médiocrité ». Cette réaction montre au moins que ces futurs has been on comprit une chose : Jack White part dans des territoires inconnues.

Comme le titre l’indique, les claviers participent beaucoup au caractère unique de ce disc. Sur « connected by love » il forme une douce mélodie, apte à rassurer l’auditeur. Mélodie réveuse , parole douces/améres, on retrouve ici le terrain défriché sur certaines ballades de blunderbuss.

Cette sensation est de courte duré et, quant démarre la rythmique dansante de « corporation », on entre déjà dans un nouvelle univers. Les claviers agressifs sont rapidement rejoints par une guitare qui prend ses quelques minutes de gloire. C’est le morceau le plus rock de l’album, mais la voie trafiqué lié au clavier rappel tout de même les tendances expérimentales de l’album.

La suite ne ressemble à rien de connut, voguant entre le country blues halluciné, l’électro rock spatiale, et les ballades atmosphérique. Alors bien sure, chez les aficionados du bonhomme, cet album vas donner lieu à une pléiade de comparaisons élogieuses.

Comme Bowie , Led zepp , ou pink floyd , Jack White parvenait à ouvrir les portes d’un univers musicale unique tout en restant très accessible. Il est l’un des derniers représentants de cette philosophie qui voulait que, pour durer, un artiste devait être le plus différent possible.

« Boarding house reach » n’est pas conforme à son époque, il n’est pas non plus issu d’une quelconque nostalgie. C’est un monde à part et hors du temps.

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