The Clash : London Calling

Après la sortie de « down by the jetty » , les bar anglais vibre au son d’une sorte de blues rock sous speed. Tentant d’atteindre la même énergie folle que Dr Feelgood , les groupes de pub rock répondent déjà à un besoin de simplicité.

 

C’est dans ce contexte que Joe Strummer commencent à jouer. Son groupe, les 101er balance un rythm n blues primaire, qui semble coller avec une époque de retour aux source. Cette illusion vole en éclat alors que, de passage à Londre, Strummer assiste à un show des sex pistols.

Ce groupe ne ce contentait pas de ramener le rock à la simplicité de ses début, il définissait un nouveaux nihilisme rock. Aucun de ces mecs ne semblait maitriser pleinement son instrument, mais leurs génies allaient au-delà de ces contingences techniques.

Porté par le hurleur Johnny Rotten, leurs morceaux étaient des pavés balancés à la figure de l’establishment anglais. Après avoir assisté à un tel déluge, Joe Strummer ne pouvais plus continuer à rabâcher son ryth m n blues, aussi primaire soit il.

Il quitte donc les 101er et rejoint Paul Simonon et Mick Jones, qu’il à rencontré lorsque ceux-ci étaient membres du groupe london SS. Rapidement nommé « the clash » , le groupe rassemble des sensibilités musicales très variées.

Ayant vécue dans les quartier modestes de Brixton , Simonon a plaqué ses premiers accords de basse en s’inspirant du Reggae qui rythmait sa jeunesse. Strummer est un grand amateur de rockabilly , il s’intéressera ensuite au rap , dont il donnera une version punk sur « the magnificient seven ». Jones, lui, fut le fondateur des london SS , et donnera au groupe certain de ses plus grands tubes pops.

Sortie en 1977, le premier album est attaqué par certain observateurs, qui conseil au musiciens de retourner s’entrainer dans leurs garages. Ceux la n’avait rien compris et, de toute façon, le gang avait déjà anticipé leurs réactions sur le rageur « garageland ».

Un an plus tard , lors de la sortie du second album , c’est au tours de leur publique punk de s’émouvoir. Ayant engagé le producteur du blue oyster cult pour produire ce second essaie, les clash lorgnaient clairement vers l’Amérique et son publique immense.

Il n’en fallut pas plus pour coller au groupe une étiquette de vendue, insulte ultime pour un punk.Le clash creusait, expérimentait, cherchait son identité musicale dans les influences de ses membres. Et puis, en 1979, il trouve son truc, et célèbre sa maturité nouvelle sur quatre faces orgiaques.

Plus que l’œuvre de quatre jeunes punks anglais ce roulant dans leurs cultures pop, « london calling » est le testament des seventies. Tous les styles ayant marqué la pop pendant cette période son représenté. Le Jazz de « right profile » côtoie le reggae et le ska (the guns of brixton), et la pop de « train in vain » succède au rockabilly de « brand new cadillac ».

Loin de s’embourgeoiser, les clash gardent la même vigueur révolté sur ce disc. Comme le disait Strummer, le ska est la musique de la rue, celle des noirs harcelés par les cognes à la solde de la dame de fer. C’est d’ailleurs suite à de récentes émeutes que le groupe chante sur « the gun of brixton » :

You can crush us
You can bruise us
But you’ll have to answer to
Oh, the guns of Brixton

Alors oui, la plupart des morceaux sont nappé d’un doux vernis pop, mais ce n’est que pour mieux signer la nouvelle grandeur du clash. Le groupe parvenait, grâce à ce stratagème, à imposer ce véritable bouillon de culture aux masses.

Lors de l’achat du disc, un stickers annonçais « le double album au prix du simple ». On a connue de meilleures façons de faire fortune.

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