Jefferson Airplane : Surrealistic Pillow

Dans les années 60 , la british invasion à durablement marqué les Etats Unis. Entamé par les Beatles, elle a surtout permis aux musiciens folks de découvrir l’électricité. Concrétisant cette découverte sur un premier album bourré de douces mélodies électriques, les Byrds sont propulsés au sommet des charts.

Impressionné par ce succès fulgurant, Marty Balin fonde son groupe en 1965, et l’emmène parcourir les clubs de San Francisco. Ce rappelant d’un terme argot désignant une allumette fendue, que les hippies utilisent pour tenir leurs joints, il nomme son groupe Jefferson Airplane.

En 1966, après avoir signé son premier contrat, l’Airplane enregistre un premier album de folk rock. Quelques semaines plus tard, le groupe fait la connaissance de Grace Slick , dont la voie envoutante semble faite pour séduire le grand publique.

Puis, au printemps 1966, alors qu’il est dans le publique du Fillmore Auditorium, le Jefferson Airplane trouve sa dernière vocation. Sur scène, le Paul Butterfield Blues band c’est embarqué dans une jams halluciné, ou le sitar répond à la guitare électrique. Les autres jeunes groupes ayant leurs habitudes dans cette salle, qui fut un des points centraux du mouvement psyché, ont sans doute eu la même révélation.

Le Jefferson Airplane s’enferme donc dans un studio de Los Angeles, et enregistre « surrealistic pillow » en moins de deux semaines. Le titre vient de Jerry Garcia, qui a profité d’une pause du grateful dead pour prodiguer quelques conseils à ses amis.

Impressionné par ce qu’il entend, le guitariste du dead affirmera que « cette musique est aussi surrealiste qu’un oreiller est doux. » On a pas encore trouvé mieux pour définir ces onze pistes , ou l’influence du LSD à remplacé celle de Dylan et autres Byrds.

« Somebody to love » et « white rabbit » posent les bases de ce qui sera la philosophie de la culture hippie. Porté par le talent instrumentale du groupe, « somebody to love »est un hymne à l’amour, qui culmine sur un refrain repris par des cœurs pop habités , emportant l’auditeur dans un flamenco psychédélique dément. « White rabbit » voit Grace Slick reprendre les mots de Lewis Carol, pour transformer le récit fantastique d’Alice au Pays des merveilles en hommage au LSD, cette drogue qui permet de « nourrir sa tête ».

Continuant dans la même ambiance surréaliste, le groupe déstructure le blues sur « plastic fantastique lover », enchante l’auditeur avec la mélodie spatiale de « today » , et acidifie la pop sur le doucereux « my best friend ».

Avec ses 11 composition, l’airplane avait trouvé les clef d’un nouveau monde musical . « Surrealistic Pillow » n’est pas seulement l’album de deux succès, c’est une expérience qui fait parti des pierres fondatrices d’une nouvelle culture.

 

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