2017 en musique

2017 s’achève. L’occasion pour moi de vous faire un petit bilan de ce qui m’a marqué, de manière positive ou négative.

L’année 2017 avait commencé avec une déception concernant 11 Short Stories of Pain and Glory des Dropkick Murphys. Sorti le 6 janvier 2017, ce successeur de Signed and Sealed in Blood sorti en 2013, celui-ci déçoit notamment à cause de sa mollesse, de sa platitude. Je me suis quelque peu senti nostalgique du Warrior’s Code, qui à mon humble avis, représente leur album le plus abouti. Fort heureusement pour moi, le même jour sortait Night People de You Me At Six. Alors que Cavalier Youth avait laissé planer quelques doutes malgré quelques titres tels que « Lived a Lie » ou « Room to Breathe », Night People a su convaincre par un son certes différent de ce que nous avait proposé le groupe anglais à leur début, mais un son plus énergique, plus cohérent sur l’ensemble de l’album. Mais l’album qui m’a le plus marqué pour ce mois de janvier est l’album AFI du même groupe, sorti le 20. Mon engouement pour cet album semble surprenant et pourtant. AFI est un groupe existant depuis le début des années 90 et tout au long de leur existence, ce groupe a su se renouveler, passant d’abord d’un punk hardcore agressif et répétitif à un horror punk plus sombre, puis à un punk rock assez vif, assez mélodique, pour se stabiliser aujourd’hui dans un rock alternatif assez planant avec des titres comme « Dark Snow », « White Offerings », « Aurelia », etc …

Le mois de février : le néant. Aucune sortie m’a réellement marqué. Ce n’est pas faute d’avoir cherché mais c’est à croire que février n’a pas offert de réelles pépites que ce soit dans le rock ou le métal.

Le 3 mars 2017 a signé le retour dans les bacs de Tokio Hotel : était-ce réellement nécessaire ? On peut néanmoins souligner leur effort de se renouveler, passant ainsi à un électro-pop cependant un peu languissant. Le 17 mars, Depeche Mode nous offrait un Spirit tonitruant, montrant que le groupe a su se renouveler toujours et encore. On peut critiquer la new wave, à cause de ses synthés soi-disant à tout va, mais Depeche Mode sont toujours là, après plus de 30 ans de carrière, et sans cesse ces messieurs nous offrent quelque chose de différent lors de la sortie de chaque album et ça respect !

Le mois d’avril nous a également offert son lot de bon et de moins bon. Le 7 avril sortait Coming Home de Falling in Reverse : on pensait qu’ils s’étaient enfin trouvés … et bah … non. Comment résumer cet album si ce n’est en expliquant que c’est plus que passable, avec des pseudo-guitares masquant une pop fiévreuse. Mon mois d’avril semblait alors similaire au mois de février ; mais à la fin du mois sortait une cure de jouvence : Makes me Sick de New Found Glory. On a certes plus de synthé mais on revient quand même aux sources du pop-punk, avec une énergie virevoltante et des paroles un peu adolescentes.

Le mois de mai nous a offert deux sorties que je qualifierais de majeures : One More Light de Linkin Park et Crooked Teeth de Papa Roach, tous deux sortis le 19 mai. Le premier suscitant le plus de débats, je vais d’abord parler de Crooked Teeth. Alors que Papa Roach nous avait laissé quelque peu sceptiques après la sortie de The Connection en 2012, Papa Roach avait su se renouveler avec FEAR, en nous offrant des sons un peu plus électro sur les bords. Mais le groupe californien a surtour su se refaire une santé avec Crooked Teeth qui allie les bons aspects de FEAR avec le son des origines, avec des morceaux phares tels que « Born For Greatness » (qui je l’avoue est ma favorite), « Crooked Teeth », « American Dreams » ou encore « Help ». Je vais maintenant m’attaquer au dossier épineux : Linkin Park. One More Light a été descendu en flèche et à plusieurs titres, beaucoup jugeant qu’ils se sont bien éloignés de leur son originel, d’autres pensant que c’est devenu un groupe commercial. Je sens que je vais me faire lyncher, mais je tente le coup ! Je conçois que Linkin Park depuis quelques années peut surprendre par ses choix : mais doit-on les blâmer pour autant ? Pour rappel des faits, Linkin Park depuis Minutes to Midnight en 2007, a toujours exprimé sa volonté de se renouveler, d’exploiter des univers différents, quitte à déplaire à des puristes convaincus. Si maintenant on s’intéresse à One More Light de plus près, ok, ce n’est pas hyper rock ; mais pour autant ils nous ont offert un opus très intéressant dans un registre totalement différent, avec des textes plus recherchés, plus profonds, et avec des collaborations assez intelligentes. Je n’en dirai pas plus sur Linkin Park car j’y reviendrai un peu plus tard.

Le mois de juin fut également assez maigre. Néanmoins, quelques albums ont retenu mon attention. Le premier d’entre eux est Last Young Renegade d’All Time Low. Autant dire qu’à la première écoute j’étais assez sceptique : que dégager à part un son un peu trop « auto tuné » à mon goût ? Et puis, pour ma deuxième écoute je suis entré pleinement dedans : à mon sens, il faut en retenir les morceaux pop-rock enjoués tels que « Last Young Renegade » et les ballades accrocheuses aux clips mélant poésie et fantasmagorie comme « Dirty Laudry » ou encore « Good Times ». Ok, ce n’est pas l’album le plus inventif de l’histoire ; mais peut-on réellement leur reprocher de faire de la musique adolescente sur les bords, alors que le pop-punk est à la base une musique pour ados ou « adulescents » ? Le 16 juin sortait Feed The Machine de Nickelback. Et je sais que je vais encore me faire lyncher, mais je dois reconnaître que j’ai beaucoup aimé cet album. En effet, si Nickelback avait laissé les fans de la première heure sceptiques et les plus réfractaires dans l’indifférence la plus totale avec No Fixed Address, à cause de l’énorme fourbi que constituait l’album, le groupe canadien a réussi à revenir aux sources avec un album plus pêchu, plus lourd, nous offrant quand même au passage quelques ballades. La réelle déception de ce mois fut pour ma part Rise Against avec leur nouvel opus, Wolves. L’album est plat, sans consistance, seule la voix de Tim McIlrath sauve les apparences d’un désastre évident.

Le mois de juillet aurait pu s’apparenter à un néant si Alice Cooper ne nous avait pas fait le cadeau de Paranormal. J’avoue que personnellement je ne suis pas un grand fan, mais il faut quand même reconnaître à Alice Cooper le mérite de savoir se renouveler continuellement, et ce, depuis plus de 40 ans. Je n’en dirai pas plus, car honnêtement je n’ai pas eu le loisir de l’écouter plus en profondeur.

Le mois d’août quant à lui a commencé sur les chapeaux de roue avec Lay It On Down de Kenny Wayne Shepherd, sorti le 4 août. J’avoue qu’avant cet album je ne connaissais pas l’artiste et en me plongeant un peu plus dans la discographie de l’artiste, j’ai découvert quelques pépites que je vous recommande : Trouble Is, 10 Days Out : Blues from the Blackroads et Lay It On Down. Lay It On Down est un album très blues rock très énergique, très enjoué avec quelques ballades dont la chanson portant le même nom que l’album. Et autre signe distinctif : le partage du chant, qui avant était surtout assuré par Noah Hunt. Sur Lay It On Down, Kenny Wayne Shepherd a pris un peu plus ses responsabilités, nous prouvant qu’il a plus d’une corde à son arc. Je pourrais m’attarder sur les nouveaux Neck Deep et Queens of the Stone Age mais tête de mule comme je suis, n’ayant pas été emballé par ceux-ci, et ayant ensuite d’autres albums plus intéressants à écouter, je ne les ai pas suffisamment écoutés pour en faire une critique un tantinet constructive, restant ainsi sur ma première impression qui se résume à de la déception.

Le 15 septembre, Foo Fighters est revenu sur le devant de la scène avec un Concrete and Gold. Certes, ce n’est pas le meilleur album du groupe emmené par Dave Grohl, mais Concrete and Gold a le mérite d’être tranchant, énergique avec un « Run » emmenant avec lui les foules. « The Sky is a Neighborhood » est un morceau certes un peu ballade mais pas monotone pour autant, il envoie du lourd, il rentre bien dans le lard. Enfin, un morceau qui m’a particulièrement attiré : « Happy Ever After », une ballade dans la pure tradition, certainement la première ballade des Foo (en tout cas dans mes souvenirs les plus profonds), qui est une assez belle réussite.

Octobre fut un peu plus mouvementé. Tout d’abord par la sortie du premier album solo de Liam Gallagher, As You Were. Si ces derniers temps le frangin terrible d’Oasis s’était plus fait remarquer par ses punchlines sorties du cosmos que par sa musique (Beady Eyes disons-le franchement, était une daube), Liam Gallagher nous a prouvé qu’il savait encore faire de la musique, avec un « Wall of Glass » perché, des ballades comme « Chinatown » ou « Bold » mais aussi des sons résonnant intéressement indie tels que « You Better Run » ou encore « Greedy Soul ». Le même jour, dans un tout autre registre, sortait Heaven Upside Down de Marilyn Manson. Après un essai plus blues (The Pale Emperor), Manson est revenu à ce qu’il connaît mieux : un délire violent et pervers comme il aime (en témoignent les clips « Kill4me » et « Say10 » avec son meilleur pote, Johnny Depp).

Le mois de novembre est à l’image de février : vide.

Décembre est déjà plus intéressant. Certes, un seul album a retenu mon attention mais quel album : I Am One d’Asking Alexandria. Je sais, sur le papier, ça ne fait pas rêver et pourtant. Avec le retour de Danny Worsnop dont le projet country lui a permis d’enfin réellement exploité sa voix, Asking Alexandria a enfin su gommer les surplus inutiles afin d’offrir un son plus brut. De bonne augure pour la suite, en espérant que les égos de Ben Bruce et Danny Worsnop ne se remettent pas à créer des dissensions.

L’année 2017 fut donc assez mouvementée même si elle fut assez maigre à mon sens, en comparaison avec 2016. Encore une fois je le dis, c’est une liste non-exhaustive et totalement subjective, et n’a aucune valeur universelle. Je vous laisse compléter cette liste avec vos trouvailles.

Aussi, en ce dernier jour de 2017, je voudrais avoir une pensée à ceux qui nous ont quittés cette année : Tom Petty, guitariste virtuose des Heartbreakers, mais aussi Malcolm Young avec qui s’en est allée une partie de l’âme d’AC/DC, Walter Becker la moitié de Steely Dan, Fats Domino, Gregg Allman, Chris Cornell, Chester Bennington, Johnny Hallyday. Je voudrais m’attarder sur ces deux derniers.

Tout d’abord Chester Bennington : il était la voix du groupe d’une génération, la mienne. Je pense qu’il a influencé beaucoup et a beaucoup apporté aux ados dépressions que nous pûmes être plus jeunes, il nous a apporté nos premières émotions, nos premiers pas dans le métal. Pour tout ce que tu as apporté, merci CHESTER.
Et enfin Johnny Hallyday. Beaucoup l’ont critiqué sur divers aspects, dont celui de sa musicalité et de son apport au rock. Je ne suis pas le plus grand fan de Johnny mais je pense qu’il est nécessaire de rendre à César ce qui appartient à César. Johnny, qu’on le veuille ou non, a été le pionnier de la culture rock en France, il a contribué à l’importer en France dans un pays où le rock’n’roll était alors très méconnu. Johnny, c’était aussi une bête de scène, avec des mélodies et des textes gravés dans nos mémoires (les plus entêtés diront qu’il n’en a pas beaucoup écrit, c’est vrai mais qu’importe, Dieu qu’il les a fichtrement bien interprétés !). Merci Johnny, ah que au revoir.

Je vous souhaite une belle année 2018, qu’elle soit riche de musique et de belles choses. Et petit message à la Mort : sois sympa cette année, prends une pause et ne nous fais pas chier en nous prenant nos copains zicos ! Merci d’avance.

Jean-Baptiste Ricart

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