Cactus : one way or another

 

1969 , après avoir quitté the yardbirds Jimmy Page réunit une bande de musiciens virtuoses, et enregistre en à peine deux jours un album qui allait changer le visage du rock.
Doté d’une pochette devenue mythique, ce premier essaie sera le symbole d’une génération qui ne jure plus que par le blues suramplifié et sauvage.

Mais que c’est il passé pendant ce temps chez leurs confrères américains ?
Et bien, si led zeppelin fut bien le premier groupe à écrire un album entièrement hard rock, c’est surtout du coté de l’oncle Sam que sont né les premières expérimentations proto hard rock.
On peut cité , parmi celle-ci , quelques titres de pink fairies , Hendrix , et surtout vanilla fudge, qui sonnait parfois comme un deep purple sous acide.

Le premier album du groupe, sortit en 1967, soit deux ans avant le premier led zep ,faisait le liens entre le psychédelisme et ce qui deviendra le hard rock.

Mais la formation à surtout compté dans ses rang Tim Bodgert et Carmine Appice , qui s’imposeront au fil des tournées comme l’une des meilleurs section rythmique de la scène rock.
Lorsque vanilla fudge ce sépare , en 1970 , la réputation de ces musiciens n’est déjà plus à faire et il ne mettent pas longtemps avant d’entamer un nouveau projet.
Il s’associent donc avec Jim Mccarthy , un guitariste de renom qui a enregistré pour Hendrix.

En seulement deux ans , Cactus vat publier trois album fulgurant, qui sont autant de réponses cinglantes aux hard rock de led zeppelin.
Si choisir une seule de ces œuvres parait presque impossible, tant les trois albums sont des jalons essentiels dans la construction du hard rock, j’ai toujours eu un faible pour ce « one way or another » sortie en 1970.

Il faut dire que cette reprise de « long tall sally » , placé en ouverture de l’album, est un symbole à elle seul.
Finit les bruitages planants et les mélodies acides, qui pouvaient encore ce glisser dans les albums de vanilla fudge.
Le rock reprend désormais son héritage, et le remodèle à grand coup de riffs groovy.

Comme sur le premier album de led zeppelin, le blues est partout, dans le feeling de Mccarthy , dans cette rythmique métronomique , au détour d’un solo plein de groove.
Mais , ce qui choque surtout , c’est cette puissance de feu, qui impressionne toujours aujourd’hui.

Produit par des musiciens au sommet de leurs art , « one way or another » représente la réappropriation du blues par une nouvelle génération de musicien américain.
L’Angleterre n’était plus la capitale de la sauvagerie rock et, même si l’histoire l’a en partie oublié, c’est aussi grâce à cactus.

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